Biographie de Raoul Nordling

Raoul Nordling (11.11.1882 - 1.10.1962)
Raoul Nordling est né à Paris le 11 novembre 1882 et est mort à Neuilly-sur-Seine le 1er octobre 1962 à 79 ans. C’est un diplomate et homme d'affaires.
Il joua un rôle important dans la Libération de Paris, notamment en août 1944.

Il est né d’un père suédois, Carl Gustav Nordling (1853-1916), lui aussi diplomate, arrivé en France à la fin des années 1870 créant la « Société des pâtes à papier Gustav Nordling » et d’une mère auvergnate, Jeanne Scapre (1855-1932). Ils ont eu 7 enfants.
Raoul Nordling troisième des sept enfants, passe une grande partie de son enfance à Cepoy (Loiret) où il va sur les bancs de l’école communale. Ensuite, il fait ses études au lycée Janson-de-Sailly. Il entre dans la société de son père à qui il succède et est nommé vice-consul de Suède en 1905, à 24 ans, consul en 1917 et consul général en 1926.
Il était président du conseil d'administration de la branche française des sociétés suédoises de roulements à billes SKF et de la société Alfa Laval et AGA.
Il était certes suédois, mais se sentait surtout « citoyen de Paris ». Il parlait beaucoup plus français que suédois, langue qu'il a dû « apprendre » en allant faire son service militaire en Suède. Il ne parlait pas l'allemand.
Son action de rapprochement et de médiateur entre Suédois et Français, puis entre Allemands et Français, est à replacer dans une continuité qui s'étend sur pratiquement toute sa vie.

Libération de prisonniers
Entre le 10 et le 19 août 1944, Raoul Nordling mène de multiples discussions avec l’Ambassadeur d’Allemagne à Paris, Otto Abetz, le chef du gouvernement de Vichy, Pierre Laval, le cardinal Suard et le général von Choltitz. Il obtient de prendre la responsabilité les prisonniers politiques détenus dans les prisons de Fresnes, Romainville, Compiègne, et de Drancy, ainsi que dans les hôpitaux et les camps de la région parisienne assisté par la Croix Rouge Française. Enfin il obtient également la responsabilité de trains au départ pour l’Allemagne.
Il obtient la libération de plus de 3200 prisonniers risquant d’être déportés ou fusillés.

La trêve
Le samedi 19 août 1944, Raoul Nordling négocie un cessez-le-feu entre les FFI et les Allemands, alors que l’insurrection est déclenchée. La pertinence d’une « trêve » est contestée et dénoncée par certains et soutenue par d’autres. A cette heure, les forces en présence étant encore disproportionnées, d’un côté la résistance faiblement armés et de l’autre des chars, de l’artillerie et de l’aviation qui pouvait appuyer le général von Choltitz pour détruire Paris. Vingt mille soldats allemands en profitent pour quitter Paris, il n’en reste plus que deux mille. De l’autre côté cela permettait de gagner du temps pour que les alliées atteignent la capitale. La « trêve » ne durera que quelques heures ou quelques jours, principalement autour de la Préfecture, et se termina le 21 août 1944.

« Si vous détruisez la Préfecture de police, répond M. Nordling, vous détruirez en même temps Notre-Dame et la Sainte-Chapelle… Et pourquoi ? Vous avez affaire à une histoire purement française… C’est de la politique intérieure… Il y a Vichy et il y a la Résistance qui prend sa place… »

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